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Google Home et Amazon Alexa : comment les marques peuvent-elles optimiser leur présence dans les résultats de recherche ? – Itw Jimmy Barens, VP Sales Engineering EMEA – Yext

Après des mois de suspens, et alors que Google avait déjà lancé son Google Home l’année dernière, Amazon se lance enfin sur le marché français avec son assistant vocal Alexa. Le géant du e-commerce s’attaque au marché hexagonal avec Echo et Echo Dot (Echo Show suivra en juillet). Pionnier de l’enceinte intelligente, Amazon entend faciliter la vie de consommateurs avec une multitude de fonctions, accessible via le mot magique « Alexa » :  musique, podcasts, trafic, rappels, domotique, recherche d’information… Au-delà de l’aspect purement récréatif, les assistants vocaux, viennent rebattre les cartes pour les entreprises autour de la gestion des données accessibles aux consommateurs. Un nouveau défi pour les services marketing.

 Jimmy Barens, VP Sales Engineering EMEA chez Yext.

  • Les assistants vocaux : effet de mode ou véritable révolution technologique au service des consommateurs ?

Non clairement ce n’est pas un effet de mode, c’est même une technologie qui va s’installer durablement dans nos usages et s’accélérer pour, in fine, faire partie de notre quotidien. L’usage de la voix doit rendre plus simple l’interaction, la recherche, l’achat, et sera de plus en plus plébiscité parce que c’est naturel. L’oralité est notre mode de communication principal. Cela va nous simplifier la vie.

En revanche, on ne peut pas parler de rupture technologique car l’usage existe depuis longtemps, finalement seule la technologie manquait. L’usage, la puissance des machines, l’intelligence artificielle associés au fait que tous ces assistants sont vendus en masse ont cristallisé la demande. Mais c’était dans la logique technologique des choses.

  • Que va changer la recherche vocale pour les marques ?

C’est un nouveau canal de communication, un nouveau point d’entrée avec les marques, un moyen d’interagir entre le client potentiel et la marque. Aujourd’hui, toutes les marques doivent avoir une stratégie vocale et une vraie démarche qui assure leur présence dans cet environnement.

Dans ce contexte, Yext s’assure que la totalité des données de la marque (ses produits, ses services, ses évènements, ses collections, ses coordonnées…) soit correctement référencée et structurée pour nourrir les moteurs et algorithmes de Google. En apportant un maximum d’informations les plus précises possible, la marque maximalise ses chances de voir ses données exactes ressortir lorsqu’une requête vocale est lancée sur la société.

  • Comment les marques peuvent-elles optimiser leur présence dans les résultats de recherche des assistants vocaux ?

C’est assez simple car Yext en a fait son cœur de métier. En revanche pour les CMO, ce n’est pas forcément une chose aisée. C’est une vraie compétence et aujourd’hui ils n’ont pas le temps de comprendre comment les algorithmes de Google fonctionnent pour essayer d’adapter leur stratégie vocale. D’ailleurs la démarche est vaine, en revanche ce qui s’avère crucial, c’est comment la marque va pouvoir transmettre la richesse de ses contenus.

Il y a un enjeu de connaissance publique des choses qui définissent la marque, la précision permettra d’apparaître en première place devant un concurrent qui n’aura pas été assez précis. Mais la donnée doit être consistante et intégrer des informations dites basiques (coordonnées, horaires d’ouverture, site web, description…) mais aussi des informations intégrant par exemple des avis clients car Google prend en compte ces données dans son scoring (notes, nombre de notes, date des votes…). L’interface utilisateur et l’algorithme n’étant pas maitrisables, alors l’influence et le contrôle se fera uniquement sur la richesse de l’information que la marque fournira.

  • Comment s’assurer de la véracité des informations fournies ?

La véracité des réponses données dépend finalement de la marque et de son approche. Il y a deux cas de figure, si celle-ci est proactive et met en place une vraie stratégie de knowledge management alors les algorithmes de Google se baseront en priorité sur les sources d’autorité de la marque et feront une vérification auprès de sites tiers pour recouper la véracité des contenus, l’information étant qualifiée de « qualité » alors le scoring de Google sera bon et l’information transmise lors d’une requête vocale sera exactement ce que la marque veut transmettre. Si les informations sont peu précises, le scoring sera moyen, il y aura donc à la fois des risques d’erreur et de se retrouver en dernière position dans les réponses vocales émises. Et dans le cas où il n’y a aucune information de disponible, l’entreprise prendra le risque de disparaître totalement des réponses proposées.

  • Une réponse unique à une recherche vocale peut-elle remplacer un moteur de recherche traditionnel ?

Tout d’abord, lorsque l’on pense à la recherche vocale, on fait directement le lien avec les assistants vocaux comme Alexa ou Google Voice mais il ne faut pas oublier que SIRI ou Amazon Spot par exemple sont plébiscités par les consommateurs parce que les réponses apportées sont écrites et que les réponses sont multiples, ce qui laisse plus de souplesse dans l’interprétation de la réponse.

Nous savons aujourd’hui que 40% des informations trouvées sur les moteurs de recherche sont erronées, il est donc stratégique pour les marques de mettre en place une politique de knowledge management afin que celles-ci prennent le contrôle de leurs informations. En s’appuyant sur une solution performante, leurs informations seront donc agrégées, structurés et vérifiés en temps réel sur l’ensemble des plateformes.

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