vide dressing - Meryl Job

Start-up Digitale : les fondateurs de Videdressing vous disent tout !

Cette semaine Marion interviewe Meryl Job Fondatrice, CEO de Videdressing et Renaud Guillerm, Co-fondateur, Président de Videdressing. Meryl, américaine et amoureuse de la mode et du luxe, pose ses valises à Paris afin d’intégrer L’Occitane en Provence puis la prestigieuse Maison Chanel en tant que chef de produit. Une idée lui trotte dans la tête. Alors que son propre dressing déborde de vêtements et d’accessoires, elle ne trouve pas de site Internet pour revendre facilement ses trésors à d’autres passionnés de mode. Le concept de Videdressingétait né… Meryl est diplômée d’un Bachelor de l’université Sarah Lawrence College et d’un Master d’ESCP Europe.

Meryl Job partagera son retour d’expérience avec Frédéric Mazzella, P-DG de Blablacar lors du Panorama des innovations managériales sur le thème  » Manager en mode start-up : ce que les entrepreneurs agiles peuvent vous apprendre ! » les 1 et 2 octobre 2014

Marion Breuleux : Pouvez-vous définir en quelques mots la culture managériale start-up ?

Meryl Job Fondatrice et Renaud Guillerm : Les principales caractéristiques d’une start-up sont le changement, la vitesse, la circulation rapide de l’information et la capacité à se développer en l’absence de process notamment d’un point de vue managérial et RH.

Chez Videdressing, nous sommes dans un contexte de forte croissance. Le nombre de collaborateurs augmente très vite. Nous sommes passés de 12 à 80 collaborateurs en 18 mois!

Jusqu’à 20 collaborateurs, la société se gérait sans process définis, et notamment sans process RH.

La culture n’avait pas besoin d’être formalisée, ni même partagée car l’information circulait de manière très fluide. Il n’y avait aucune barrière dans la mesure où tout le monde était au contact direct et permanent des fondateurs

Aujourd’hui, nous nous posons beaucoup de questions sur la manière de maintenir l’esprit des débuts, sur la mise en place des process. Avec 80 collaborateurs, il est clair que le risque de déperdition d’informations est plus grand, que la culture de l’entreprise ne se diffuse plus aussi naturellement. Nous devons définir quels messages nous souhaitons faire passer aux collaborateurs et comment les faire passer.

Évoluer dans l’univers des start-up nous permet d’accéder facilement à des entrepreneurs qui ont connu le même développement rapide et qui peuvent nous conseiller sur de nouvelles actions en mettre en œuvre à l’instar de Frédéric Mazzella, P-DG de Blablacar par exemple.

Ce qui est stimulant dans une start-up, c’est de savoir que dans un an et demi, nous serons 200 et devrons tout revoir ! Le changement permanent, la vitesse, cela nous oblige à rester agiles et à nous adapter rapidement.

Marion Breuleux : Comment préserver l’agilité et l’engagement des salariés à mesure que l’entreprise s’agrandit ?

Meryl Job Fondatrice et Renaud Guillerm : Notre plus grand challenge dans cette phase de forte croissance c’est la mise en place d’un middle management et d’une organisation par service. Cette organisation, nous pousse à être beaucoup plus vigilants sur la circulation et le partage d’informations entre managers et entre services. L’accès à l’information, la connaissance des projets en cours sont les fondements de l’engagement des collaborateurs.

Actuellement, chaque manager organise régulièrement des réunions d’information pour assurer un niveau d’information égal dans chaque service. Moi-même, je présente chaque mois les résultats de l’entreprise à tous les services. C’est un moment privilégié pour rappeler où nous en sommes et où nous voulons aller.

Rappeler sans cesse notre objectif et notre vision pour l’avenir est essentiel pour maintenir l’engagement de tous nos collaborateurs.

A cet égard, nous nous inspirons de ce que Frédéric Mazzella a mis en place chez Blablacar. Nous allons remettre en place une réunion réunissant tous les collaborateurs. Lors de cette réunion bimensuelle chaque service présentera à tour de rôle ses réalisations des 3 derniers mois et ses projets pour les 3 prochains.

Notre objectif est de fluidifier au maximum la circulation de l’information, de favoriser la cohésion entre services et le respect du travail des autres équipes. C’est également un moyen de responsabiliser chaque manager puisqu’ils prennent un engagement devant l’ensemble des collaborateurs et plus seulement vis-à-vis de leurs N+1.

Notre croissance nous pousse à nous organiser en services. Pour autant, il est impératif pour nous de préserver la transversalité, la coopération entre services et d’éviter la création de silos. Chacun doit comprendre en quoi son activité peut impacter le travail des autres et être dans un état d’esprit tourné vers l’entraide. Car c’est sur ces valeurs que repose notre agilité !

Pour découvrir l’interview dans son intégralité : : http://management.efe.fr/2014/07/25/manager-en-mode-start-up-les-fondateurs-videdressing-disent/